Le secteur des mutuelles est en pleine expansion. Selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), il connaîtrait une croissance moyenne de 7 % par an, pour un marché total de plus de 15 milliards d’euros. Les diverses augmentations des mutuelles (5,8 % en 2009 et 5% prévu en 2010) et le déremboursement de nombreux médicaments (Biafine, Magnésium B6, Tanakan…) peuvent faire poser la question du coût de la santé. Une étude IFOP sur 1000 personnes ayant répondu à un sondage par mailing et représentant la population française majeure a été mené pour comprendre comment les français réagissaient aux augmentations du coût des assurances.
Les résultats montrent que 94% des répondants ont une ou plusieurs mutuelles. Cette part est différentes selon les classes d’ages. Ainsi, les moins de 35 ans sont 89% à avoir au moins une mutuelle contre 96% pour les plus âgés. 70% des affiliés se déclarent « plutôt satisfaits » de leur contrat voire même « très satisfaits » pour 17 %. Les bénéficiaires d’une mutuelle d’entreprise (39% des assurés), sont plus enclins à s’avouer « très satisfaits » de leur mutuelle que ceux qui sont couverts par une mutuelle individuelle (23% contre 13%).
Tanguy Thévenet, directeur général d’Hyperassur.com, site de comparaison d’assurances et de mutuelles explique que face à cette hausse des tarifs, les consommateurs se sentent en effet bien impuissants. Par ailleurs, cette étude montre que la majorité des personnes ayant déjà eu une mutuelle ne l’a de toute façon pas choisi. 41 % sont en effet assurés par la mutuelle de leur entreprise, alors que 28 % ont véritablement opté pour « la mutuelle proposant le meilleur compromis entre les garanties proposées et le prix payé ».
Malgré ce manque de choix, 87 % se déclarent satisfaits du service. Cette satisfaction est de plus accompagnée de l’ignorance de service de comparaison des tarifs notamment des sites de comparaison. L’étude montre que seul 42 % des assurés utilise ce genre de service. En ajoutant les difficultés administratives pour changer de contrat ou d’assureur, les explications de la résignation des français face à ces augmentations de tarif. L’étude montre que 78 % des possesseurs d’une mutuelle déclarent ne pas avoir « d’autres choix que d’accepter cette hausse des prix » car ils ont besoin de toutes les garanties de leur mutuelle contre 5% d'entre eux à vouloir retirer de leurs contrats certaines garanties, voir résilier leurs contrats..
Sources :
http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=1069
http://www.francesoir.fr/sante/2010/02/18/sante-mutuelles.html
Résultats de l’étude :
2 mois après l’échec du sommet de Copenhague, les organisations s'activent à l'action pour la préservation de la biodiversité. Nombre de
films, livres utilisent la nature comme tête d'affiche. Le but étant de mettre l'Homme face aux faits accomplis et ainsi de provoquer une prise de conscience générale. Car biodiversité et vie ne
peuvent être dissociées. Si rien n'avance, nous passerons à cotés de nombreux traitement: une nouvelle génération d'antibiotiques, de nouveaux traitements contre les pertes osseuses ou problèmes
de reins, de médicaments anticancéreux,...Il faut absolument préserver notre biodiversité. La planète Terre possède des vertus infinis, mais les experts préviennent que de nombreuses formes de
vie terrestre et marine qui ont un intérêt économique et médicale pourraient disparaitre avant que nous puissions en connaître les secrets et parfois même, avant même de savoir qu'elles
existent.
Près d’un tiers des 6000 espèces d'amphibien connues sont aujourd'hui menacées d'extinction. Ces animaux produisent un grand nombre de substances nouvelles
dont certaines ne sont sécrétées que par les amphibiens sauvages.
Certaines de ces substances comme celles secrétées par les grenouilles venimeuse pourraient nous
servir à soigner les maladies cardiaques, d'autres pourraient être la source de nouveaux antalgiques. Les bradykinines et maximakinines, sécrétées par les glandes de la peau d'espèces comme le
sonneur (crapaud) à ventre de feu (Bombina maxima) chinois ; la grenouille feuille du Mexique ; et la grenouille des marais (Rana palustris) d'Amérique du Nord, sont des substances qui dilatent
les muscles souples des vaisseaux sanguins des mammifères et donc offrent des perspectives prometteuses pour le traitement de la tension artérielle. Certaines grenouilles, comme la grenouille
australienne, sécrètent une colle qui sert d'adhésif naturel pour réparer le cartilage et autres déchirures musculaires chez l'homme. Beaucoup d'espèces de tritons et de salamandres, telle que le
triton vert à points rouges (Notophthalmus viridescens), peuvent reconstituer certains tissus, notamment ceux du coeur, les tissus nerveux de la moelle épinière et même des organes entiers. Come
nous sommes relativement proches de ces espèces, elles pourraient nous aider à comprendre comment nous pourrions peut-être un jour stimuler notre potentiel régénératif dormant. Certaines
grenouilles, comme la rainette versicolore (Hyla versicolor) et la rainette faux-grillon de l'Ouest (Pseudacris triseriata), peuvent survivre de longues périodes de gel, sans subir de dommages
cellulaires. Si nous comprenons comment elles font, nous saurons mieux préserver les organes nécessaires à une transplantation.
De nombreuses espèces de requin sont menacées. La surpêche en est la principale cause. Elle est due à un hausse de la demande en viande de requin qui
remplace les poissons traditionnellement pêchés notamment dans la restauration rapide (fish and chips); la consommation accrue de soupe de requin ; les prises accessoires lors de la pêche au thon
; et le marché croissant des produits cartilagineux du requin à des fins médicales douteuses. Certains requins sécrètent des substances qui pourraient s’avérée d'une importance capitale pour la
recherche.
La Squalamine, particulièrement abondante dans leur foie, peut favoriser la création d'une nouvelle
génération d'antibiotiques et de traitements contre les infections fongiques ou protozoaires. Des études sont aussi en cours sur des composés de la squalamine comme anticancéreux et anorexigène.
Des essais sont en cours pour étudier si la squalamine peut soigner la dégénérescence maculaire liée à l'âge, qui peut entraîner une grave perte de la vision. Cette substance pourrait arrêter la
croissance de nouveaux globules sanguins dans la rétine, avec la perte de la fonction rétinienne et la cécité des patients. Les glandes à sel de certains requins sont aussi étudiées parce
qu'elles peuvent nous permettre de mieux comprendre comment les reins humains fonctionnent et comment les ions chlorures sont transportés à travers les membranes. Cela aurait un intérêt pour
soigner deux maladies, la mucoviscidose et la maladie kystique des reins. Les requins, parmi les premiers animaux avec un système immunitaire « acquis » qui fonctionne totalement, sont des
modèles irremplaçables pour comprendre l'immunité humaine.
Seulement 10 bébés limules survivent sur 90 000 œufs, ils sont extrêment sensible à la surpêche. Ce fossile vivant a beaucoup d’intérêt pour la
médecine
Un peptide des limules a été transformé en un composé appelé T140 qui bloque le récepteur humain qui permet au Virus d'immunodéficience humaine(VIH) d'accéder aux cellules
immunitaires du corps. Des essais précliniques indiquent que cette substance est au moins aussi efficace que l'AZT pour inhiber la réplication du VIH.
Le T140 semble aussi prometteur pour prévenir la diffusion de certains cancers comme la leucémie, le cancer de la prostate et du sein et peut aussi servir de traitement de l'arthrite rhumatoïde.
D'autres cellules du sang des limules peuvent, par exemple, détecter la présence de certaines bactéries dans le liquide rachidien de personnes éventuellement atteintes de méningite cérébrale.
Les conidae, vivent dans les récifs coralliens qui sont sans cesse victime de détérioration causée par l’homme. Ils sont donc classés comme très
vulnérables.
Les espèces de conidae peuvent produire entre 70 000 et 140,000 composés de peptide, dont un grand nombre intéressent la médecine humaine. Cependant, à peine quelques centaines ont été
caractérisées.
L'un des composés, la ziconotide, semble être 1000 fois plus puissante que la morphine et, en essai clinique, elle s'est révélée un antalgique bien plus efficace pour les patients atteints
de cancer ou du SIDA. Lors d'essais sur les animaux d'un autre composé des conidae, les cellules du cerveau semblaient être préservées de la mort en cas de mauvais afflux sanguin. Cette substance
pourrait constituer une thérapie révolutionnaire pour les personnes souffrant de traumatismes crâniens ou d'accident vasculaire cérébral. Elle pourrait aussi servir à soigner les maladies de
Parkinson et d'Alzheimer. Les peptides des conidae pourraient aussi servir à traiter l'incontinence urinaire et les arythmies cardiaques.
Six espèces d'ours sont menacés d'extinction, parmi lesquels l'ours polaire, le panda géant et l'ours noir d'Asie. Ils sont chassés pour leurs organes comme
la vésicule, qui peut atteindre des prix élevés sur le marché noir en Chine, au Japon et en Thaïlande.
La recherche sur les ours a permis plusieurs découvertes médicales, notamment la transformation de
l'acide ursodésoxycholique, trouvé dans la vésicule biliaire de certaines espèces d'ours comme les ours blancs et les ours noirs, en médicament. Cette substance est utilisée pour prévenir la
sécrétion de bile pendant la grossesse. Elle permet de dissoudre certaines sortes de calculs biliaires et peut prolonger la vie des patients atteints d'une maladie du foie, la cirrhose biliaire
primitive, en laissant plus de temps pour faire une transplantation de foie. Dans le monde, environ 1,5 million de personnes sont soignées pour une maladie rénale au stade terminale et plus de
80,000 personnes en meurent chaque année, rien qu'aux États-Unis. En étudiant l'hibernation des ours, on pourrait comprendre comment mieux soigner ces personnes et permettre à un grand nombre
d'entre elles de survivre. L'étude de leur hibernation nous permettrait peut-être aussi de trouver des moyens pour traiter les diabètes de types I et II ainsi que l'obésité. On dénombre 150 à 200
millions de cas de diabète de type II dans le monde.
L' Homme n'a pas encore découvert toutes les espèces et créatures qui peuplent le fonds des océans. De même seulement 2 % des 300 000 espèces de plantes supérieures connues ont été analysées pour leurs propriétés pharmacologiques potentielles. Le risque encouru aujourd'hui dans la perte de la biodiversité est de ne plus pouvoir créer des médicaments à partir des espèces déjà menacées mais en plus de pas pouvoir le faire aussi à partir d'éspéces non découvertes déjà en voie d' extinction. La nature est détentrice de nombreux médicaments potentiels qui disparaissent en même temps qu’elle. Elle est pourvoyeuse de remèdes quand les hommes prennent le temps de l’étudier, et faiseuse de maladies quand elle est malmenée, la biodiversité est bien une question de vie ou de mort.
Sources:
www.science.gouv.fr